mardi 19 février 2013

Le son des premières langues

Un groupe de linguistes et d'ingénieurs américains et canadiens vient de mettre au point un programme qui permet de reconstituer le "son" des premières langues parlées il y a plus de 20.000 ans, avant l'avènement de l'écriture.

En utilisant des algorithmes complexes ils ont calculé les taux de modifications d'une langue dans le temps, ce qui leur a permis de trouver des ancêtres communs aux familles linguistiques avant de remonter encore plus loin, jusqu'aux proto-languages de la préhistoire. Voici un petit lien vers l'étude publiée par la National Academy of Science : http://www.pnas.org/content/early/2013/02/05/1204678110.abstract .
Je n'attends plus que les enregistrements !

lundi 21 janvier 2013

Empruntez les autoroutes de l'Antiquité

Combien de temps fallait-il à un voyageur à cheval pour aller de Arretium à Brundisium ? Et pour un convoi commercial ? Toutes les questions que vous vous posiez sur les réseaux routiers et maritimes de l'Empire Romain trouveront enfin une réponse grâce à l'excellent projet ORBIS ( The Stanford Geospatial Network Model of the Roman World). Cette grande simulation interactive du réseau routier et marin prend aussi en compte des  variantes comme les saisons et les moyens financiers pour calculer les différents chemins empruntés par les voyageurs de l'Antiquité. Les trajets et le temps de voyage changent aussi selon que vous soyez un voyageur seul, à cheval, un convoi commercial, ou une armée en marche... 
Stanford frappe (encore) un grand coup dans l'arène de l'archéologie numérique !

lundi 17 décembre 2012

La NASA, Gangnam Style

La NASA nous a déçu mais de là à mettre cette vidéo en ligne... (pour se faire pardonner ?)
"NASA Johnson Style". Je ne commente pas, je vous laisse regarder. Attention, il y a de vrais astrophysiciens dansants dedans. Je ne vous cacherai pas que j'ai eu un peu honte pour eux...

jeudi 22 novembre 2012

Mars nous réserve des surprises ?


Après une loooooongue absence dont je m'excuse, voici enfin une nouvelle qui m'oblige à reprendre ma plume de blogueuse. Après quelques petites déconvenues (on se souvient de la fausse nouvelle de la présence de gaz méthane, qui avait en réalité été relâché par la sonde elle-même), la NASA et son Rover Curiosity auraient enfin quelque chose de vraiment important à nous communiquer concernant la belle planète rouge.

Cette fois, ils nous annoncent du gros, du lourd, du sérieux !

Ah, qu'est-qu'ils sont bons en comm à la NASA... n'est-ce pas le CNES ?

Revenons à nos américains : ils nous promettent une annonce digne de rentrer dans les livres d'histoire, une nouvelle qui va révolutionner notre conception de la vie sur Terre... A condition, bien-sûr, de mener toutes les vérifications et contre-vérifications à terme sans incidents. Dans ce cas, l'annonce devrait arriver dans quelques semaines, peut-être même avant les fêtes de fin d'année.

Alors, de quoi s'agit-il à votre avis ?

A mon humble avis, ils ont fini par trouver des traces d'anciennes formes de vie (qui sait, peut-être même pluricellulaires !) dans le sol du cratère exploré par Curiosity. Nos aurions ainsi la preuve que la vie peut (et doit) exister ailleurs que sur la Belle Bleue.

Inutile de se laisser aller à des conjectures, attendons patiemment, et gardons l'oeuil ouvert sur la page du rover Curiosity !

A suivre...

mercredi 30 novembre 2011

Qui étaient vraiment les habitants de la Rome antique ?

Vous aussi, financez le "Roman DNA Project", une analyse de l'ADN de squelettes d'anciens habitants de la Rome antique ! Ce projet, initié par l'anthropologue Kristina Killgrove de la Vanderbilt University, a pour but de découvrir les véritables origines de la majorité des habitants de l'antique métropole.

Car si on connaît tout de l'élite grâce aux récits écrits et aux monuments qu'ils nous ont laissé, peu est connu de la "majorité silencieuse", cette masse de commerçants, ouvriers et esclaves qui constituaient 80% de la population. Le docteur Killgrove a déjà publié les résultats d'une étude au carbone de quelques 200 squelettes retrouvés dans deux anciennes nécropoles romaines d'époque impériale, situées à une dizaine de kilomètres des murs de la ville.


Les résultats de cette première étude ont révélé les conditions et 
l’espérance de vie (bonnes) ainsi que l'alimentation (équilibrée, avec une forte présence de produits de la mer). Contrairement aux idées reçues, la moyenne des individus était grande et bien bâtie, même selon nos standards !

L'analyse de la dentition a aussi révélé qu'une grande majorité n'était pas originaire de la région, et aurait immigré à Rome - ou aurait été déportée en esclavage. Où sont-ils nés, d'où venaient-ils, et qui étaient réellement les anciens romains ? Ces questions ne pourront être résolues que par une analyse de l'ADN des os et des dents, une procédure très coûteuse qui a poussé le Dr. Killgrove a faire appel à des donations publiques pour accomplir la première étude ADN de ces anciens immigrants. Si vous aussi souhaitez y participer en faisant un don, et avoir ainsi accés à tous les résultats en temps réel, suivez le lien en bas de
cet article


dimanche 6 novembre 2011

Meurtres antiques, horreur nouvelle


Lors des travaux pour la construction d'un immeuble commercial le long de la Via Emilia, à l'est de la ville de Modène, les archéologues ont mis à jour les restes horriblement mutilés de trois hommes, assassinés et jetés dans un fossé où ils avaient été lestés avec des grandes briques, il y a 2000 ans.

Les archéologues n'ont pas retrouvé des squelettes entiers, mais en se basant sur les crânes, ils en ont conclu qu'il s'agit des restes de deux jeunes et d' un adolescent. Les corps présentent d'horribles mutilations et auraient été jetés dans le fossé "en l'état": un corps ne conserve que le crâne, une épaule et un bras, tandis que le squelette du plus âgé des trois (environ 30 ans), a été littéralement scié en deux et le bassin et les jambes manquent à l'appel. Ses bras auraient été liés derrière le dos.

Le type de briques utilisées pour lester les cadavres fait remonter ces crimes aux années à cheval entre le 1er siècle AC et le siècle suivant, mais les archéologues excluent qu'il s'agisse de victimes des proscriptions et autres massacres "d'état" qui ont marqué la fin de l'époque républicaine. En effet, les victimes des proscriptions ( les plus meurtrières furent celles de Sylla ) avaient les têtes systématiquement coupées car elles servaient de preuve pour le paiement de la prime...

Il s'agit donc des victimes d'un assassinat extrêmement violent. Tellement violent que les archéologues ont appelés à la rescousse le RIS de Parme ( la police scientifique), qui va essayer de rouvrir ce dossier vieux de plus de 2000 ans mais toujours aussi horrible...

Ça ferait un excellent épisode de Cold Case, vous ne trouvez pas ?