Nous pouvons tous apporter notre petite pierre à l’édifice de la « conquête » spatiale. Dans l’ère du participatif , les initiatives privées visant toutes à arracher un petit lambeau du monopole de l’espace aux sempiternels acteurs publics sont légion.Désormais, nous sommes tous invités à participer à une pléiade de projets, du plus prosaïque au plus farfelu (l’ascenseur spatial, vous en avez déjà entendu parler ? (1) ), souvent financés par des fonds privés. Le site Spacehack répertorie tous les projets scientifiques où l’on demande la participation des internautes, que ce soit en donnant de la matière grise ou juste du temps processeur. Le projet SETI @ Home fait office d’ancêtre ; désormais on n’hésite pas à chasser en ligne la graine d’ingénieur (ou, plus souvent, l’ingénieur retraité…). C’est le cas du Google Lunar X Prize, une compétition ouverte à tous: gagnera qui fera atterrir un robot sur la Lune (20 M $ à la clé), inscriptions ouvertes jusqu’au 31 décembre 2010 ! Plus classique (et plus accessible aux non-initiés), un projet comme PlanetQuest transforme l’ordinateur lambda en un véritable observatoire virtuel. L’internaute décide de scruter un point précis de la galaxie, son ordinateur analyse et enfin partage les données recueillies. D’autres projets concernent l’analyse de « poussière d’étoiles », ou encore la cartographie détaillée de Mars… Il y en a pour tous les goûts!
Je vous invite à découvrir Spacehack, qui comme tout projet participatif qui se respecte, demande à ses visiteurs de signaler ou inscrire tout nouveau projet scientifique de type participatif.
(1) Apparemment les japonais auraient une longueur d‘avance sur le reste des chercheurs internationaux : ils seraient déjà entrain d’étudier les retombées économiques de la mise en place d‘un « ascenseur » reliant la Terre à une station spatiale placée en orbite géostationnaire autour du globe. Reste à trouver LE matériau (ou alliage, ou laser) assez léger, flexible et résistant pour relier deux points distant plus de 60.000 km.









